Petit Le Mechant

Reflexions diverses et variees avec des nains, de la physique quantique, des flatulences et de la delicatesse. Le tout quelque part en Suisse, mais avec des retours fréquents à Paname.

15 avril 2008

Signe indubitable de vieillissement

J'ai fait un triste constat, ce soir.
Je me suis rendu compte que je pouvais regarder ostensiblement la vitrine d'une boutique de lingerie sans même avoir honte. Alors qu'il y a 5 ans, je serai passé devant en faisant semblant de ne pas la voir.
Si c'est pas la preuve que je me fais vieux...

Et pour accompagner cela, la déchéance cérébrale : c'est non sans plaisir que je constate que ce soir, 3 épisodes des Experts passent à la TV.

Je vais commencer à ramasser les branches mortes de sapin qui croiseront mon chemin. On sait jamais, ça pourrait servir.

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12 mars 2008

Attitudes différentes

La drogue, pour la combattre, il y a des pays qui font le choix de la répression et de la négation de son usage. Et il y en a d'autres qui allient à la répression un certain encadrement.

Dans les toilettes de la gare de Lausanne, il y a une boite métallique spécialement destinée aux seringues.

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22 janvier 2008

Socialisme et rondelle de cornichon

J'ai l'esprit mal tourné.

Enfin, rectification, j'ai un esprit masculin normalement constitué. Pourquoi donc cette introspection d'une profondeur si intense que j'en ai des trous dans le cerveau, façon Creutzfeld-Jacob ? Hé bien hier, j'ai cru voir un preservatif usagé - ou déroulé du moins - sur la chaussée, fait extrêmement rare dans les rues suisses, pays où les gens s'arrêtent pour remettre dans les poubelles publiques les ordures qui ont débordé. J'ai tout de suite pensé à ce moyen de contraception d'une variété presque infinie et au prix souvent démesuré en voyant cette forme allongée, plate et jaunâtre, mollement alanguie sur le bitume. Et je me suis rendu compte de ma perversion en constatant qu'il s'agissait en fait d'une tranche d'un gros cornichon coupé dans le sens de la longueur.

Enfin, il faut dire aussi que j'ai une excuse (mais hélas pas de mot de ma maman) : ce matin-là, j'avais regardé une chaîne ne faisant pas partie du service public et qui aime une des 4 opérations des petites calculettes. Et non, ce n'était pas une redif' du journal du hard. Etait interviewé un socialiste, député européen, Benoît Hamon ou un truc du genre. Et ce type, critiquant avec perspicacité la politique de celui qui passe sur le ventre d'une chanteuse à succés, eut une parole qui déclencha chez moi une érection intense :

"Ce que veulent les Français, c'est pouvoir consommer plus"

Mince alors ! Ce projet de société si ambitieux, original et recherché fut pour moi une révélation. Consommer plus, voila qui, d'une façon simple et géniale, répond à toutes mes attentes, exprimées ou non, sur l'avenir de la France et de l'humanité. Cela parait tout bête, mais en fait, c'est rudement compliqué (caractéristique du génie), car il arrivait à établir que pour cela, il fallait "accepter de payer plus cher" et ne pas chercher les produits les meilleurs marchés. Ce qui confirme qu'il faut acheter les capotes les plus chères si on veut en consommer plus, et donc niquer plus.

Et en fait, en croisant le cornichon, j'étais alors à la recherche d'une poupée gonflable à l'effigie de ce Benoît, encore tout émoustillé par ses déclarations, d'où mon excusable méprise.

Rhalala, à raconter ça, je crois que désormais, à chaque fois que je verrai un cornichon, je penserai à ce Monsieur Hamon. Et j'aurai une furieuse envie de baiser.

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20 décembre 2007

Papa Nowel

Depuis quelques années, une déco de Noël plus affreuse que les autres a fait son apparition. Et certains la trouvent tellement bien qu'ils en mettent 4, 5, 10 ! sur leur façade. L'oscar du mauvais goût revient à un hôtel genevois qui en avait collé un à chacun des balcons de sa facade, soit facilement 15.
Cette horreur de Noël, ce sont ces espèces d'affreux bonshommes ringards en rouge, qu'on trouve suspendus partout. Le symbole le plus kitsch, le plus con et le plus commercialement exploité de cette sombre période, celle de la fin de l'automne, exposé partout.

Alors je dois vous avouer que j'ai un rêve. Celui d'acheter (ou me faire offrir) un de ces bonshommes, et de le mettre à la fenêtre. Mais avec les mains liées dans le dos et la corde autour du cou. Garder le "sus" pour moi, et lui laisser le "pendu".

Sinon, mon patron m'a informé hier que selon l'article 6138, alinéa 5, de la charte de mon entreprise, il était interdit de siffloter au boulot, car c'était la preuve que je n'étais pas entièrement concentré, que mon être ne se dévouait pas corps et âme à créer de la valeur pour mes clients, la preuve, mes lèvres se consacraient à une tache inutile.
Je ne sais pas ce qu'il voulait que je fasse de mes lèvres... Eviter d'être pendu ?

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07 décembre 2007

De la pigeonnitude, du viol, du canardage et de la possession d'un membre masculin.

Je crois que tout être normalement constitué a déjà regardé la parade amoureuse du pigeon.
Pour les anormalements constitués, voici à quoi ça ressemble : Monsieur Pigeon se gonfle, se dresse, fait "rlrlrlrlrlrlou, rlrlrlrlrlou", tourne sur lui-même, autour de mademoiselle Pigeon et a l'air trés con (mais c'est normal pour un pigeon). 99 fois sur 100, il se prend un vent, la belle s'envole et monsieur Pigeon se retouve seul, se dit "Et merde !" et se sent un rien ridicule. Alors soit il se tire lui aussi, soit il lisse ses plumes l'air de rien et recommence 30 sec aprés avec une autre (dem)oiselle.
Toute ressemblance avec ce qui peut se passer en boîte de nuit humaine est purement fortuite.

1 fois sur 100, la "belle" (hummm...) accepte. Auquel cas M. Pigeon lui monte dessus, bat des ailes et s'agite, 15 secondes aprés c'est fini et monsieur s'en va.

Encore une fois, toute ressemblance etc., etc.

Et le pire dans tout cela, c'est que monsieur Pigeon n'a pas le choix, il doit faire cela pour assouvir ses instincts. Il ne peut même pas se branler ou recourir au viol. Et oui, c'est con, mais quand t'as pas de zob, tu peux pas violer. Il ne dispose en effet que d'un cloaque, qu'il doit poser sur celui de Mlle Pigeon, chose impossible si elle se débat. Il en va de même pour pratiquement tous les volatiles.

Et c'est là que le miracle de la nature frappe : une variété de canards s'est fait pousser un pénis. (Comme quoi, c'est un atout dans l'évolution, voila pourquoi les hommes sont définitivement supérieurs aux femmes. Fin de la parenthèse). Et des ornithologues ont repéré dans cette variété de volatile des cas de viols, phénomène absent chez d'autres créatures à plumes.

Ces scientifiques ont poursuivi les recherches, et ont par la suite trouvé que les femelles de ces canards avaient des vagins orientables, de sorte qu'un viol ne menait presque jamais à une fécondation. Ils sont forts, ces oiseaux. Mais ils auraient pu se laisser pousser des mains, aussi, pour pouvoir profiter tranquillement cet organe, en solitaires. Comme ça, en plus, il n'entendraient plus les cris de leur congénères féminins. La preuve que l'humain reste plus fort que le canard.


(Source sur les canards : The Economist, un numéro de septembre, je ne sais plus lequel.)
(Source sur M. et Mlle Pigeon : quelques années de vie à Paris)

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23 novembre 2007

Hallo, hallo, ich bin dein Ohrwurm !

Aprés 5 mois de reflexion intensive, de glandouille parfaite, de glandouille imparfaite, quelques mariages, une recherche d'emploi, un trouvage d'emploi, des lectures intelligentes ou "relaxantes pour les neurones", un arrachage de dent et un peu de castorisation, me revoila. Le hasard a bien voulu que je me souvienne de mon mot de passe, ce qui n'était pas gagné. Alors on remercie le hasard, qui fait les choses, et les fait même parfois bien. En revanche, on pourra lui reprocher de ne pas se décarcasser, mais n'est pas Ducros qui veux.

Et finalement, me revoici, suite à la découverte d'un blog, celui-ci. Ca m'a porté le coup de grâce, et redonné envie d'écrire.

Mais aprés un débrayage de 6 mois, je sens que la reprise va être dure.
C'est pourquoi je m'en vais aller sacrifier quelques cafards à H'Shinzu, le Dieu Cafard Bicéphale au culte duquel je me suis converti il y a peu, en espérant qu'il me donnera de l'inspiration. Parce que les dieux Cafards Bicéphales sont cools. Une fois qu'on les connaît un peu, on se marre bien, avec eux. Presque autant que quand j'ai coincé la queue du chien de ma grand-mère dans un mixer à lame émoussée.


Ha, sinon, le titre veut dire "Bonjour, bonjour, je suis le petit ver qui habite dans ton oreille", phrase refrain d'une chanson allemande assez connue. Ils sont poètes, ces Allemands.

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05 juin 2007

Finie la belle vie !

Mémoire : mémorisé.
Soutenance : soutenue.
Note : notée.

Et voila, quelques 8 années aprés avoir passé le bac, me voici fin prêt pour le monde du travail. J'ai rempli ma dernière obligation académique ce matin, entre 10h20 et 11h20, expliquant mes recherches sur les politiques financières des communautés religieuses.

Me voila désormais apte à faire que chaque goutte de sueur des honnêtes travailleurs devienne 1€ supplémentaire sur mon compte en banque. Me voila résolu à pourrir la planète sans vergogne pour que mon portefeuille fleurisse. Me voila disponible pour servir corps et âme le dieu Bénéfice, à être son grand prêtre pour mener à mon gré les croisades nécessaires pour que les faibles et les opprimés le restent, ils rapportent plus ainsi.

Si quelqu'un a un boulot à me proposer, avec responsabilités, pouvoir et salaire en conséquence, je suis preneur. Stock-options et parachutes dorés de rigueur. Pas sérieux s'abstenir. Car moi, je suis toujours sérieux, on ne rigole pas avec le fric, nondidju !

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10 mai 2007

Pourquoi le communisme ne marche qu'en théorie

    Haaaaa, la vie en communauté dans le respect du prochain et du bien commun, la saine ambiance dans laquelle vivent les gens qui savent qu'ils partagent une grande part de leurs conditions matérielles... Qui, oui, qui ayant vécu en partageant une appréciable portion de ses ressources pourrait vouloir basculer dans l'individualisme sauvage de nos sociétés outrageusement capitalistes ?

    Ben, tous ceux ayant véritablement vécu pour une durée longue en communauté, justement.

    Récapitulons pour ceux qui ont manqué les 250 premiers épisodes : depuis septembre 2000, le dénommé Petit et Méchant vit dans ce qui est le plus aisément descriptible comme une colocation à 40. Ceux ayant vécu dans des colocs à 2, 3, 4 ou plus savent à quel point, même en petit comité, la propreté est dure à obtenir. Il y a toujours dans le tas un tire-au-flanc ou 2, un mec qui ne va pas nettoyer la cuisine, "oublier" de descendre la poubelle quand c'est à son tour, etc. Alors imaginez-vous le défi quand on est 40 ?
    Heureusement, un être est chargé de faire respecter la discipline. Dame Grizzly, qu'on l'appellera. Et elle sévit, envoie des lettres aux parents, menace d'expulsion, ferme parfois la cuisine pour une semaine (ha, la douceur des petits-déjeuner chez Mc Do pour avoir un café chaud...). Cet arsenal ayant ses limites, elle dû se résoudre à embaucher un employé qui, 2 fois par semaine, nettoie totalement la cuisine.

Pensiez vous réellement qu'aprés, tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes ?

    Depuis 2 jours, une odeur assez peu ragoutante flottait dans l'atmosphère de la cuisine. Personne ne savait d'où cela venait, et les suppositions allaient bon train. Remontée d'égouts ? Cadavre de souris en décomposition ? Résident parti en vacances ayant abandonné des denrées périssable dans son casier ou son frigo ? Nous avons pu voir la force de la communauté dans ces circonstances. Quels déploiements d'énergie nous avons vu ! Quelle imagination pour tenter de deviner ce qui puait ! Quels programmes d'action furent élaborés !
    Et bien évidemment, rien ne fut fait. Et l'odeur persistait, s'étoffait, s'épaississait. Et les cerveaux, aprés ce petit échauffement, étaient de plus en plus vivaces.
    "Moi, je te dis que ça vient de la boîte de Untel, il est parti depuis une semaine."
    "Non, ce doit être une souris en décomposition derrière les casiers bleus."
    "Vous n'y êtes pas ! Un sac est resté dans le congélo qui avait subit une coupure la semaine passée !"

    La reflexion, à l'instar de l'odeur, progressait.

    Ce matin, j'ai déplacé les frigos, sans en avertir personne, ni la directrice, ni l'homme de ménage, ni le comité des penseurs aguerris. Et j'ai trouvé dans un coin une boîte de ce qui dans un passé lointain étaient des rillettes. J'ai empéché la destruction de la maison par les USA qui auraient pu croire à la constitution d'un arsenal biologique. Je m'étonne que mes doigts n'aient pas fondus, ou au moins choppé des bubons.


    Plus il y a de gens concernés, moins il y a de gens qui se sentent responsables. Tant de discussions pour tenter de remplacer si peu d'action. Triste constat, triste réalité.


    Et ceci n'a rien à voir, mais je m'interroge sur le bien-fondé de la survie de ce blog.

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20 avril 2007

Proposition de loi

C'est la campagne, c'est le moment de faire parler de ses projets !

Mon idée concerne la laïcité, thème porteur. En particulier, la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Cette loi avait supprimé le salaire des prêtres et les "établissement publics du culte". Finis, les établissements publics, ça passait dans le privé.

Et bien moi, je suis pour leur renationalisation ! Nationalisation, thème porteur. Je suis pour la recréation des établissements publics du culte.

Mais je ne suis pas fou, je sais que comme ça, tout net, ça ne passera pas. Alors on va faire ça progressivement. De la rupture tranquille, thème (pas si) porteur.

Je propose de commencer par la création d'établissements publics du cul. Avec personnel payé par l'Etat. On verra plus tard pour le "-te" manquant.

Vous en dites quoi, de mon projet ?

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11 avril 2007

Syndicalisme

Parfois, je me dis que je devrais m'inscrire dans une milice d'extrème droite. Une de celle qui se balladent dans des quartiers chauds avec de gros autocollants FN collés partout et des battes de base-ball dans le coffre pour la légitime défence nécessaire s'ensuivant*. La violence ne règle certes rien, mais qu'est-ce qu'elle peut soulager, parfois !

Et je ne dis pas ça parce que je viens de perdre plus d'une heure à batailler avec des fonctionnaires obtus de la Poste, en pure perte. Je suis reparti en déclarant à haute et intelligible voix "vivement la privatisation".

*Un crédit illimité de coups de machette sur www.nainwak.com me conviendrait tout aussi bien.

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